26-10-2026 01:12 - Lagouira : la Marine royale marocaine expulse des bateaux de pêche sénégalais et mauritaniens

Lagouira : la Marine royale marocaine expulse des bateaux de pêche sénégalais et mauritaniens

YABILADI - Deux patrouilleurs et des vedettes de la Marine royale marocaine ont expulsé dimanche des bateaux de pêche mauritaniens et sénégalais des eaux de Lagouira.

«L’intervention s’est déroulée sans incidents. Les pêcheurs ont quitté les eaux marocaines sans opposer une quelconque résistance», confie à Yabiladi une source proche du dossier.

Pour rappel, l'accord de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie, signé en 2001, a été renouvelé le 13 novembre 2025, permettant aux professionnels des deux pays de pêcher dans leurs «eaux territoriales».

En avril dernier, des unités de la Marine royale avaient déjà expulsé des bateaux mauritaniens des eaux de Lagouira. Cette incursion s'est produite alors que le Conseil de sécurité des Nations unies prévoyait deux réunions sur le Sahara occidental. L’intervention de ce dimanche s’inscrit dans un contexte similaire, marqué par le débat entre Marocains et Mauritaniens sur Lagouira.

Cette semaine, Nouakchott a présenté sa version des faits à la suite du rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, remis au Conseil de sécurité le 1er octobre. Le document souligne que le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug, a insisté lors de la réunion des 8 et 9 février à l’ambassade des États-Unis à Madrid, sur «la nécessité de créer une commission pour définir de manière consensuelle les frontières internationales définitives et permanentes du territoire contesté».

À travers cette demande, la Mauritanie cherche des garanties internationales concernant ses frontières actuelles, dans un contexte de préoccupations liées à d’éventuelles contestations territoriales.

La question de Lagouira reste ainsi au centre des préoccupations mauritaniennes, car situé sur la fine péninsule face à Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie.

En août 1979, à la suite de l'accord d'Alger avec le Polisario, la Mauritanie avait obtenu le transfert de Lagouira.

En échange, le gouvernement mauritanien autorisait des membres du Polisario, dont Brahim Ghali, à prendre des photos dans la ville. Des concessions politiques qui ont disparu depuis l’intervention des Forces armées royales (FAR) à El Guerguerate le 13 novembre 2020.





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 2
Lus : 2723

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (2)

  • ouldsidialy (H) 26/10/2026 23:34 X

    « définir.. les frontières .. du territoire contesté (dont lagouira) »: Donc cela regarde les parties concernées par le territoire mentionné.

    1) "La Mauritanie cherche des garanties concernant ses frontières actuelles." NON, elle les a et elles sont suffisantes !

    2) "La question de Lagouira … au centre des préoccupations mauritaniennes." Si c'est le cas, c'est une erreur considérable : se mettre en position de demandeur sur un problème sécuritaire pour un point géographique qui ne la concerne pas, alors qu'elle tient la porte de guéguerat chez elle. Se laisser emporter en imagination par les frontières maritimes, alors que tout accouchera au maximum d'une virgule, compte tenu de la précision de ce qui est déjà acté en droit maritime international depuis des décennies.

    3) « L’intervention s’est déroulée sans incidents » Et bien oui, le Sénégal et la Mauritanie sont honnêtes,eux : ils ne sont pas chez eux à Lagouira. Il n'y a rien de mal, rien à contester et rien à demander au péquin qui le dit.

  • analagjar (H) 26/10/2026 09:32 X

    Ce genre de provocation ne résout pas les problèmes et risque plutôt de les compliquer et cristalliser les tensions ce qui n'est dans l'intérêt bien compris d'aucun des pays concernés......

    Dans ce type de situation, la première chose à faire est d'engager de rapides démarches diplomatiques visant à informer( outre le Maroc, la Rasd et l'Algérie) les Nations Unies et les puissances du Conseil de sécurité de cet état de fait...

    Il s'agit tout simplement de rappeler que le conflit du Sahara occidental n'est pas encore réglé, et que tant que cette situation perdurera, le statu quo devrait être maintenu, c'est à dire que La Mauritanie, comme le Maroc, comme la Rasd continueront à administrer de facto les parties du territoire qu'elles contrôlent jusqu'à ce jour...

    Une fois le conflit résolu ou en voie de l'être, des négociations bipartites pourraient être engagées entre les différentes parties pour trouver des solutions appropriées aux problèmes restés en suspens...