Cridem

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18-03-2012

17:48

Les Echos de 'La Tribune' : DHL international : Licenciement en Mauritanie !

« Dehors Monsieur le délégué, vous êtes persona non grata, martèle le directeur de DHL-Mauritanie à l’encontre de l’un de ces employés qui revendiquait une doléance soutenue par ses collègues. Bien que DHL –Mauritanie réalise des chiffres d’affaires faramineux, les salaires ne couvrent point le strict minimum des besoins mensuels. Ça grogne à DHL-Mauritanie, des employés exigent une augmentation des salaires et une application stricte du droit du travail en Mauritanie.

Selon eux si ‘‘vous êtes malades’’ plus de 10 jours, vous n’avez plus le droit à vos salaires en jours de repos médical, c’est à la caisse nationale de sécurité sociale de vous rembourser, alors que selon le droit du travail, le salarié qui souffre d’une maladie le privant de travailler devrait continuer à percevoir son salaire pendant 3 ou 6 mois et au-delà de cette période la caisse nationale prendra en charge le paiement de ses ‘mensualités’ ». Ces propos m’ont été transmis récemment.

Le directeur aurait dû outrepasser les limites ? J’imagine le pauvre licencié déstabiliser et briser. Le fameux délégué se trouve présentement en situation délicate, sans emploi dans un pays étranger, il réclame la justice.

Je suis sidéré : DHL- Mauritanie est considérée, me semble-t-il, comme une petite entreprise. Son patron a réagi, pour ainsi dire, comme étant jamais confrontée à la moindre organisation syndicale.

Pourtant, un préavis de grève a été lancé par les employés de DHL pour défendre leurs intérêts, toutefois, leur directeur s’est acharné contre le délégué de travailleurs en le sommant de quitter manu militari le lieu de son travail, en lui expliquant qu’il est un étranger et qu’il devrait avoir le droit qu’a un contrat à durée déterminée prenant fin en avril prochain alors qu’il a déjà signé un contrat à durée indéterminée renouvelable sur la base du permis de travail octroyé par l’inspection du travail. Celle-ci a livré un permis en bonne et due forme au délégué en question depuis belle lurette.

Je ne peux guère, par ailleurs, comprendre l’épisode de ce licenciement qui peut aboutir certainement à d’autres licenciements touchant cette fois-ci des nationaux.

Mohamed Fouad Barrada



 


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