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L'Union Générale des Etudiants Mauritaniens : Communiqué.
L’UGEM a toujours emprunté les voies du militantisme pacifique comme chemin vers la réalisation des légitimes doléances estudiantines; raison pour laquelle elle ne s’est pas associée au mouvement et péripéties qu’a connus l’Université ces derniers temps.
Notre syndicat s’est rendu compte très tôt des objectifs douteux de ces mouvements et de la possibilité de leur exploitation et orientation par «certains», ce qui est de nature à nuire à la franchise universitaire et aux acquis pédagogiques et matériels des étudiants.
Cependant notre syndicat n’a pas hésité une seconde à se solidariser avec nos camarades arrêtés, en réclamant leur libération immédiate et en exigeant l’annulation des expulsions définitives ou temporaires de certains autres, et ce en raison de l’absence des représentants des syndicats au cours des réunions du Conseil Pédagogique et Scientifique de l’Université.
L’UGEM se félicite de la libération des étudiants détenus et réclame aujourd’hui, avec la même insistance, la libération de tout étudiant dont l’arrestation se confirmerait ; elle renouvelle sa demande d’annulation de la décision d’expulsion de nos camarades.
Une tentative de perturbation du déroulement des examens en cours a été menée par certains, ce qui constitue un acte grave,aux conséquences imprévisibles et qui peut aboutir à une année blanche. Et là, nous nous félicitons de la maturité du public estudiantin qui n’a pas répondu aux appels des extrémistes, ce qui s’est concrétisé par une participation, de tous, aux examens dans un climat de responsabilité; ceci démontre la réponse positive du public estudiantin à l’appel de l’UGEM, en faveur de sa vision syndicale modérée.
Nous nous félicitons également de la renonciation, de certains syndicats, aux positions radicales et de leur adoption de l’approche de l’UGEM vis-à-vis des derniers tristes évènements. Nous encourageons le reste des syndicats à dénoncer la violence et à adapter les méthodes de militantisme responsable, loin des interférences des partis politiques.
Sur un autre plan, nous appelons les autorités publiques compétentes à entamer un dialogue sincère, au sujet de la satisfaction des plateformes revendicatives que les différents syndicats ont avancées, et surtout des doléances relatives à l’augmentation et la généralisation de la bourse, à l’amélioration des services du CNOU et à l’actualisation et la professionnalisation des curricula.
P.O Le Bureau Exécutif
Le Porte-Parole
Moctar Ould Mohamed Fadel