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Syndicats d’étudiants : « L’administration de l’université et le ministère de tutelle ont fuit...
... leur responsabilité ». - [Reportage Photos]
Une coalition de cinq syndicats d’étudiants de l’université de Nouakchott (SNEM, El Bedil, Autonome, Chouela, ULEM) a organisé un point de presse au siège de la CGTM samedi quatre février. De nombreux étudiants y ont pris part.
« Nous ne pourront pas reprendre les cours pendant que des étudiants sont en état d’arrestation et d’autres exclus pour avoir simplement user de leur droit de grève » a dit Souleymane Kébé, chargé des relations extérieures du SNEM, au cours de cette conférence.
Jeudi dernier, la police a violemment délogé les étudiants en sit in dans l’enceinte de la présidence de l’Université. Ces étudiants revendiquaient, entre autres, une augmentation généralisation des bourses. Une trentaine d’étudiants a été arrêtée pendant l’intervention de la police. Certains ont été libérés. Un nombre indéterminé est encore en détention.
« L’administration de l’université et le ministère de tutelle ont fui leur responsabilité. C’est eux qui sont responsables de cette situation » a dit Souleymane Kébé. Il a ajouté : « Bakary Bathyli, secrétaire général du SNEM est activement recherché par la police. »
Bakary Bathily, étudiant a la faculté des sciences juridiques et économiques avait été violement pris a partie, dans l’enceinte de la Mairie de Kaédi, par le directeur régional de la sûreté au Gorgol. C’était au cours de heurts entre la police et des militants du mouvement Touche pas à ma nationalité. Il s’en est tiré après une longue hospitalisation. Souleymane Kébé dit craindre pour sa sécurité.
Pendant la conférence de presse à la CGTM, souleymane a également dénoncé l’arrestation dans l’après midi de Abdouml Birame Wane coordinateur du mouvement Touche pas a ma nationalité.
La coalition des cinq syndicats d’étudiant rejette aussi l’exclusion définitive de cinq de leurs camarades et temporaire de deux autres par le conseil de discipline de l’université. Au cours de la conférence de presse ils ont été rejoints par deux autres syndicats (UNEM et UEM) pour « continuer la lutte ensemble. »