16-05-2012 14:59 - L’UNFPA et le MASEF forment les femmes leaders du Brakna et du Trarza à Boghé.
Du 15 au 18 Mai 2012, la ville de Boghé accueille un atelier de formation d’une durée de 4 jours au profit des femmes leaders des Wilayas du Brakna et du Trarza. Cette session de formation est axée sur quatre thèmes : « Genre, Leadership, Négociation et Plaidoyer ».
Une quarantaine de femmes rapatriées participent à cet atelier. Les femmes leaders bénéficiaires de cette formation ont été sélectionnées dans 5 villages rapatriés du Brakna et 5 autres localités de rapatriés de la région du Trarza.
Des femmes leaders établis dans les villages d’accueil participent également à cette formation qui s’inscrit dans le cadre du programme de prévention des conflits et du renforcement de la cohésion sociale initié par le système des nations Unies en partenariat avec le gouvernement Mauritanien a affirmé M. Ahmedou O Hademine.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Hakem de la Moughataa de Boghé, M. Ahmedna O Mohamed Lemine en présence de M. Ahmedou O Hademine, directeur des études, de la coopération et du suivi au MASEF et de madame, Lô née Khadjettou Cheîkh, chargée des programmes genre à l’UNFPA.
Elle a rappelé dans son allocution d’ouverture de l’atelier que « la promotion de la participation de la femme et la promotion de leurs droits constituent une priorité dans le programme de l’UNFPA qui opère davantage dans le sens du recentrage des actions vers le l’atteinte de l’agenda de la CIPD et l’atteinte de l’OMD5 relatif à réduction de la mortalité maternelle ».
Et la réalisation de cet objectif reste tributaire de « l’amélioration des conditions de vie des femmes, des jeunes y compris les adolescents ainsi que la promotion de l’égalité des sexes et le respect des droits de l’homme de manière globale » a ajouté Khadjettou Cheîkh. Elle a aussi salué les progrès enregistrés par notre pays dans le domaine de la promotion des droits de la femmes qui se traduisent sur le terrain par la remise en cause de certaines considérations et pratiques qui constituaient jusqu’ici un frein au « développement d’une culture du respect des droits de tous de participer au développement du pays ».
La responsable des programmes genre de l’UNFPA est allée plus loin dans son discours en affirmant que « les raisons culturelles et religieuses mises en avant chez certaines communautés pour justifier le maintien de la femme dans une situation de non participation, tend à prendre du recul avec l’engagement des hommes religieux et de certains Imams qui n’hésitent plus à démontrer que ces considérations n’ont aucun fondement religieux et qu’elles sont contraires aux valeurs de l’Islam ».
Avant de terminer son allocution, elle a réitéré, au nom du Représentant résident de l’UNFPA en Mauritanie, les engagements de cet organisme à accompagner le gouvernement Mauritanien dans son combat contre la pauvreté.
