16-05-2012 00:59 - 'Le Petit Centre' : Le directeur refait parler de lui.
Enseignante depuis 2000 à l’école "Le Petit Centre " de Nouakchott, Fatimata Diagana déclare avoir été victime d’un licenciement abusif. Le Directeur de cet établissement privé, le Camerounais Bonavanture l’aurait renvoyée sans droit, après plus de douze ans de services, tout simplement déclare Fatimata Diagana par ce qu’elle avait réclamé son immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale, une exigence qui relève pourtant du droit mauritanien.
La Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) à laquelle est affiliée Fatimata Diagana s’est saisie de l’affaire auprès de l’Inspection du Travail.
Comme motif de son renvoi le directeur aurait invoqué une incapacité médicale de l’employée qui l’empêche de poursuivre son travail.
Un argumentaire balayé par la CGTM et l’Inspection du Travail, qui considèrent dans le cas d’espèce que le directeur de l’école en question a violé les dispositions nationales du droit du travail, notamment l’article 5 du décret 65-051 du 25 février 1965 qui stipule qu’un travailleur, victime d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle ne peut être licenciée sans l’autorisation de l’Inspection du Travail du ressort et sur la base d’un certificat médical délivré par la Médecine du Travail.
Toutes démarches que le directeur n’aurait pas entreprises avant sa décision. Dans une note présentée à l’occasion par la CGTM à l’Inspection du travail, il est souligné que "la persécution et les mauvais traitements dont l’institutrice a été victime, sont très fréquents au sein de ce groupe scolaire ".
Et de préciser que "l’employeur refuse délibérément de se conformer à la législation nationale et internationale du travail en vigueur ", soulignant que "plusieurs cas de violation des droits sont régulièrement soumis par les travailleurs de cette école, certains se plaignant de mauvaises conditions socioprofessionnelles et le mépris manifeste affiché par l’employeur à l’égard de leurs revendications légitimes".
