02-05-2012 20:40 - Zouératt : célébration du 1er mai en ordre dispersé sur fond de contestations. [Reportage photos]
La fête internationale du travail a été célébrée dans la cité minière. Les centrales syndicales (CNTM, CGTM, UTM, CTM ont défilé en ordre dispersé.
En compagnie des élus locaux, autorités administratives et sécuritaires, le wali, colonel Ahmedou Bamba ould Baya a supervisé la cérémonie avant de recevoir les cahiers de doléances des travailleurs.
Arrivés à la tribune officielle, les travailleurs arboraient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « la CNTM déplore les mesures prises récemment par la Snim », « non aux négociations dans l’ignorance des textes relatifs à la représentativité », « nous réclamons des élections de représentativité pour mettre fin à ce problème et arrêter le pluralisme désordonné ».
Sur les banderoles de l’UTM « économat = notre vie, notre participation à la production, notre part au bénéfice », alors que la CGTM entonnait « notre centrale dénonce les mesures prises par le Conseil d’Administration de la Snim et appelle à leur révision », « application rapide des mesures de résolution du problème des journaliers et élargissement du bénéfice de la production annuelle à cette catégorie de travailleurs ».
La CMT a appelé à un dialogue syndical fiable pour la consolidation du mouvement revendicatif en dénonçant les mesures prises récemment par l’entreprise. « Résultats des efforts fournis par les travailleurs non pris en considération », pouvait-on lire.
Les principales doléances des employés tournaient autour de :
Revalorisation du SMIG, augmentation générale de salaires, amélioration des prestations de la polyclinique de Zoueratt, construction d’une nouvelle cité, révision de la politique de rémunération pour ramener les écarts entre les salaires à des proportions logiques, accorder une prime de risques aux agents du laboratoire chimie et disponibiliser des moyens de protection plus efficaces pour les travailleurs de l’usine des Guelbs, des manutentions et des sièges miniers.
Les employés temporaires de la Snim ont battu le pavé. Dans leurs revendications, on relevait : élargissement de toute gratification et toute prime de production aux travailleurs de la sous-traitance, augmentation générale des salaires, assurance sociale de tous les travailleurs en déclarant leurs salaires réels, prise en charge de la couverture sanitaire des « journaliers » et leurs familles, augmentation de l’indemnité de non logement.
Entre autres doléances, distribution de manière régulière des équipements de protection individuelle à tous travailleurs de la sous-traitance employés sur les sites dangereux, création d’un économat interentreprises pour ravitailler les travailleurs en produits de première nécessité à des prix abordables… Les délégués du personnel désavoués par les travailleurs.
A rappeler qu’à la veille du 1er mai, les travailleurs de la Snim avaient fait un sit-in devant le local des délégués.
Les délégués qui tentaient d’expliquer les résultats de leur rencontre avec l’ADG de la Snim, Mohamed Abdallahi ould ouda’a ont été surpris par la désapprobation totale des travailleurs mécontents des récentes mesures annoncées par le Conseil d’Administration de l’entreprise (une Gratification de salaires selon une nouvelle formule étrangère aux travailleurs, une augmentation de salaires de 13, 14 et 15% selon les catégories).
Les travailleurs mécontents avaient alors observé ce lundi des arrêts de 30 mn à 1 heure au site des guelbs, à la mine TO14 et aux services généraux sans l’aval de leurs délégués du personnel.
Compte-rendu Djibril Sy.
