14-03-2012 17:53 - Deux agents de MSS menacés de licenciement 'pour avoir rencontré le président Aziz'.
Deux agents de la sécurité privée employés de MSS chargés du gardiennage d’installations de la MCM prés d’Akjoujt, seraient aujourd’hui menacés de licenciement, pour disent-ils « avoir rencontré le président de la république ».
Dans la journée du 9 mars dernier, deux agents de sécurité, Mohamed Kheyratt Ould Mohamed Elmoctar et Cheikh Elweli Ould Salek Ould Sweidi, (notre photo) avaient pris contact avec Mohamed Ould Elmoctar, leur supérieur hiérarchique pour demander de l’eau et une tente d’abri sur le site qu’ils sont censés protéger sis à 65 km au nord de Nouakchott.
Ce dernier, leur répond qu’ils doivent se débrouiller en attendant que ces éléments puissent être mis en place. C’est alors que l’un d’eux a pris un bidon pour aller sur l’axe Nouakchott-Akjoujt afin qu’il puisse trouver un secours.
Au moment où il était arrivé au bord de la route, coïncidence : le cortège présidentiel était là . C’est alors, indique Mohamed Khayratt, que le cortège s’est arrêté pour nous fournir eau et provisions, avant d’ajouter que, dans la même soirée, « Ahmed Ould Tegueddi, qui accompagnait le président était venu chez nous, sur le site, pour nous apporter d’autres provision ». Ould Tegueddi, poursuit-il, nous a alors posé des questions relatives aux conditions de travail. Nous lui avons expliqué que nous ne possédons ni abri, ni eau, avnt de lui demander de « transmettre nos remerciements au président de la république pour ce geste généreux qui, à nos yeux mérite réjouissance ».
Il poursuit : Quelle a été notre surprise quant notre employeur (MSS) nous a convoqué, dimanche dernier, à Akjoujt pour nous adresser des demandes d’explications à propos de ce qu’il a appelé « interception du cortège présidentiel et propos mensongers ». Ce qui ne correspond à aucune réalité, du moment que nous n’avons à aucun moment intercepté le cortège, mai ce dernier s’est arrêté pour nous porter secours et nous n’avons aucun autre propos que celui précité qui décrit des conditions dont les membres du cortège peuvent témoigner et qui d’ailleurs sont connues de tous. Ce qui ne demande ni preuve, ni explication.
Et les deux hommes d’ajouter : Ce mardi 13 février, nous avons reçu une lettre du chef du directeur des ressources humaines de MSS notifiant notre mise à pied pendant cinq jours. Ce qui signifie, habituellement, qu’ion s’achemine vers le licenciement.
Pour cela, nous, les 200 agents de sécurité d’Akjoujt, adressons un appel au président de la république afin qu’il puisse intervenir pour mettre fin à nos souffrances, notamment en exigeant de notre employeur de respecter les clauses des accords signés avec ses employés, dont entre autres :
-la signature de contrat de travail
-l’assurance sociale
-le payement des heures supplémentaires et à titre rétroactif
-l’amélioration des conditions de vies des travailleurs
