28-01-2012 11:18 - Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie : Déclaration.
Nous constatons depuis quelques temps des milieux syndicaux qui œuvrent profondément en vue de faire avorter et de minimiser les importants résultats
issus du dialogue de 2011 entre les partenaires sociaux.
Ces négociations ont abouti à des résultats considérables représentés par la revalorisation du SMIG de 9000 Ouguiyas pour les salaires minimum et intermédiaire, avec l'engagement du gouvernement à réviser l’ITS en 2012, ainsi que le principe de la révision de certains textes fondamentaux et la promulgation de textes nouveaux.
Ces résultats étaient obtenus malgré l’action opposée conduite par certaines organisations syndicales n'ayant pas participé au dit dialogue.
Plus pire que cela, elles ont œuvré en insistant auprès de certaines
entreprises et auxiliaires de l’administration du Travail pour réfuter cette augmentation que nous considérons comme exploit historique au bénéfice des travailleurs.
La Confédération libre des travailleurs de Mauritanie qui a été un acteur clé dans l'appel au dialogue ne peut en aucune façon s'en abstenir alors que les autres partenaires sociaux l’ont prôné, toutefois, nous respectons le choix des autres de ne pas y participer.
La seule chose qui reste invraisemblable est qu’une centrale syndicale se réclamant crédible n’ait comme objectif que l’avortement de tout gain obtenu pour les travailleurs sous le prétexte que n’ayant pas participé.
Heureusement que les travailleurs qui ont ressenti ces résultats concrets dans de nombreux établissements réalisent sans aucun doute l'importance de l’acquis obtenu dans un contexte socio-économique difficile marqué par l’abandon de l'état de ses responsabilités d’offrir des services de base de santé, d'éducation et d’emploi et où le chômage, la pauvreté et le dénuement se sont propagés, avec notre ferme conviction que cela ne changera pas la situation sociale des travailleurs par manque d'une réelle volonté du gouvernement et son incapacité à accorder l'attention voulue à la souffrance des travailleurs en l'absence d’une unité syndicale sur les exigences de base.
Pour tout cela, nous ne pouvons qu’être fiers de cette réalisation, qui a profité à ceux des secteurs privé et public visés par le code du travail et dont les revenus sont bas ou moyens.
En ce qui concerne l'augmentation du SMIG de 2004/2005 et dont la confédération libre des travailleurs de Mauritanie fit l'une des parties essentielles, elle de est loin plus faible que celle obtenue en 2011.
En fait, cette augmentation n’était que la sommation de toutes les augmentations obtenues depuis l'indépendance du pays jusqu'en 2004, et
chacun sait aussi que sur toute l’étendue du territoire national personne ne percevait à l’époque un salaire de 4312 Ouguiyas, alors quelle est la raison pour laquelle la première augmentation est plus importante que la suivante au moment où est évidente la nette différence entre la compilation des augmentations faites pendant quarante ans et l'autre venue en une seule fois?
Et si vous en doutez, il suffit de demander les travailleurs non permanents de la SOMELEC, la SNDE, les sociétés sous traitantes et la liste est longue pour savoir si réellement les augmentations ont un rendement pour les travailleurs ou pas.
Pour les sociétés qui n'ont pas encore appliqué l’accord, à l’instar de la SNIM et d'autres, cela revient surement à une seule chose qui ne peut être autre que la faiblesse et les divisions vécues actuellement par le mouvement ouvrier, conséquence du comportement immoral de certaines organisations syndicales qui constituent malheureusement un obstacle à la réalisation des doléances des travailleurs plutôt que de contribuer à leur résolution.
A la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie nous appelons tous les partenaires sociaux à travailler pour l'application effective de l'esprit et du contenu des clauses de l'accord, tout comme nous exigeons des pouvoirs publics de veiller au respect des engagements des parties comme convenu.
Nous appelons tous les travailleurs à l’unité du rang et à la défense des acquis obtenus de haute lutte.
Nous réitérons notre détermination à continuer le combat pour défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs.
Nouakchott, le 25/01/2012
le Bureau exécutif
